Je n’y arriverai pas. C’est pas possible, c’est pas vivable de se sentir comme ça.
J’ai pas encore eu le courage de déchirer les photos et mettre ses affaires dans un sac pour lui rendre. J’ai pas non plus eu le courage de pleurer devant lui. Il a fallut que je lui dise de partir alors que j’attendais qu’il vienne depuis une heure et demi. Oui, ça faisait une heure et demi que je pleurai. Lui, il riait. Il était entouré de tous. Moi, je me suis rendu compte que je n’avais plus personne à retrouver pour pleurer. Personne ne m’avait appelé depuis trop longtemps juste pour savoir comment j’allais, mes messages venaient tous de lui. Ils étaient tous partis pendant ces neuf mois. Je ne voyais pas leur utilité, puisque je l’avais. Il était tout. Et maintenant, il est rien. Je ne suis rien. Pour lui, pour moi, pour personne. Parce que je l’avais cherché. Tout ce temps, c’était comme si je jouais avec nous. Je n’ai jamais rien fais pour lui donner envie de rester. Je pouvais pas, je savais pas comment faire, je n’ai jamais su comment faire. Comment lui faire comprendre que j’avais besoin de lui. Que je l’aimais.
Maintenant, c’est les regrets qui viennent. Parce que je ne me suis jamais rendu compte que j’avais de la chance. Je faisais des reproches, je lui parlais d’elle, encore et toujours, je faisais des coups de gueules pour tout et rien, surtout rien. Et je savais pas si je l’aimais, je savais plus répondre quand il me le disait, je savais plus quoi penser. Mais cette peur. Peur de le perdre, de regretter, d’être seule, de lui faire du mal. Il fallait que ça arrive, et je savais que le moment venait, mais là, maintenant, je peux pas. Je peux rien faire. Je peux pas faire semblant comme lui, enfin, si seulement il faisait semblant, je peux pas sourire. Je peux même pas manger. Je veux pas. Et je veux oublier. Ou pas ? Non, en fait non, c’est bien ce qui me fait le plus peur, c’est bien ce qui est le plus douloureux. L’oubli. L’indifférence. Je préfère le haïr qu’oublier ces neuf mois. Mais une « pause », quand deux semaines après on aura plus aucune raison de se voir, aucun prétexte, il n’y a rien de plus stupide. C’est comme l’année dernière. « au mieux tu l’aura oublié, au pire ce sera lui ». Oui, j’ai l’impression d’être l’année dernière. D’avoir quinze ridicules années, de n’avoir personne à aimer. Mais ça, ça fait plutôt du bien. J’ai l’impression qu’en une journée, j’ai complètement changé. J’ai l’impression d’être en fin de troisième en rentrant de chez elles, m’écroulant contre le mur et pleurant à n’en plus finir. Me vidant les trippes pour moins avoir l’impression d’étouffer. J’étouffe. J’étouffe dans les souvenirs qui ne cessent de remonter, j’étouffe dans les regards pleins de pitié des gens, j’étouffe dans le besoin de me foutre en l’air et dans le besoin de le voir. Et puis dans le sentiment d’être stupide, aussi. Inutile. Sans valeur. C’était lui qui me donnait l’impression de valoir quelque chose. Douce illusion.
Mais est-ce que c’était seulement pour ça que j’avais besoin de lui ? Parce qu’il me rassurait, que j’étais juste bien avec lui ? C’est ce qu’il dit, ce dont il est convaincu, mais moi, a force de l’entendre dire ca, je sais plus si c’est vrai. Je l’ai aimé, je ne pourrai jamais le nier, j’aurai pas pu passer tout ce temps avec lui sans l’aimer. Mais la question est est-ce que je l’aimais toujours ? Pourquoi je lui faisais tout ces reproches, pourquoi je voulais le changer ? Mais ce qui est sur c’est que j’aimai ces moments passés avec lui, je les aimais tous, et je m’en souviendrai, je veux m’en souvenir. Les soirées à marcher en ville, sans vraiment savoir où on va, ou bien celles passées simplement assis quelque part, à parler, rencontrer des gens, rire. Et puis celles passées chez nous, si nombreuses, comme un couple vivant ensemble. On était « un couple de vieux » selon elle, je trouvais ça drôle, mais peut-être que c’est à cause de ça qu’on en est arrivés là. Un couple de vieux à 17 ans, ca peut pas finir bien. C’est la peur de la routine, le besoin de rencontrer de nouvelles personnes, de profiter de sa jeunesse. Mais ca aurai aussi bien pu être ca, profiter. Je sais pas, je sais plus. Je suis censée réfléchir mais tout ce que je fais c’est m’embrouiller plus. J’ai envie de le voir, de revenir vers lui, et de passer à autre chose en même temps. J’ai envi de pouvoir tout lui dire, lui confier, mais aussi de retisser les liens avec les autres. Je ne veux surtout pas lui faire de mal. Je ne veux pas de vengeance, je veux pas qu’il se sente comme moi je me suis sentie. J’ai peut-être déjà pensé à la revanche, à ce que l’on, soit « quittes » en quelque sorte. Mais là, ca me paraît absurde. Comment pourrait-on se vouloir du mal après tout ça. Je veux que ça finisse bien, qu’importe ma décision, je veux que ça soit le mieux pour nous deux.
Juin 2009.
Cet article c'est pas representatif du présent, et même très peu du passé. C'est le premier que je poste depuis près d'un an. Mais je voulais mettre ce texte, comme dernier témoignage de notre histoire. Parceque ce blog m'a toujours assez bien représenté, mais qu'il ne le ferai jamais si il n'y avait pas, quelque part ici, une preuve de notre aventure. de ces 1 an, 2 mois et 11 jours que nous auront passé ensemble, de ces hauts et ces bas, de cette amour extraordinaire que nous avons eu l'un pour l'autre. Il y a eu ici les premiers sentiment, j'y met a présent les derniers. La fin. Le début d'une autre vie. Oui, parce que tu a été ma vie, et tu en ressortira jamais, quoi qu'il arrive, je sais qu'on sera toujours là l'un pour l'autre. Ce ne sont pas des paroles jettées à la va-vite, c'est un accord implicite entre nous qui reflète toute l'harmonie qu'il y avait dans notre couple.
Mais il est temps de tourner la page. De changer, et, qui sait, peut-être, un jour, se retrouver.
Je t'aimais, et je sais que tu m'as aimé plus que personne l'a jamais fait avant.
Juin 2009.
Cet article c'est pas representatif du présent, et même très peu du passé. C'est le premier que je poste depuis près d'un an. Mais je voulais mettre ce texte, comme dernier témoignage de notre histoire. Parceque ce blog m'a toujours assez bien représenté, mais qu'il ne le ferai jamais si il n'y avait pas, quelque part ici, une preuve de notre aventure. de ces 1 an, 2 mois et 11 jours que nous auront passé ensemble, de ces hauts et ces bas, de cette amour extraordinaire que nous avons eu l'un pour l'autre. Il y a eu ici les premiers sentiment, j'y met a présent les derniers. La fin. Le début d'une autre vie. Oui, parce que tu a été ma vie, et tu en ressortira jamais, quoi qu'il arrive, je sais qu'on sera toujours là l'un pour l'autre. Ce ne sont pas des paroles jettées à la va-vite, c'est un accord implicite entre nous qui reflète toute l'harmonie qu'il y avait dans notre couple.
Mais il est temps de tourner la page. De changer, et, qui sait, peut-être, un jour, se retrouver.
Je t'aimais, et je sais que tu m'as aimé plus que personne l'a jamais fait avant.


